Calendrier de l’aVendrediLecture, jour #25

Le cadeau du jour vous est offert par Magali.

Nous espérons que vous aimerez le conte de Noël qu’elle a inventé spécialement pour vous. Ce n’est pas du Dickens, mais c’est dans l’esprit du jour.

Nous espérons que vous avez aimé notre calendrier de l’aVendrediLecture. Nous y avons mis tout notre cœur, les choses que nous aimons et que nous voulions partager avec vous.

CalendrierAvent

Minuit brûle doucement dans la cheminée. Il fait bon dans la maison. Pas un bruit. Tout le monde dort. Il est l’heure de vous raconter une histoire. Certains prétendent que ce n’est jamais arrivé. Mais quelque part, dans le Grand Nord, de vieux lutins se souviennent.

Une année, alors que le Père Noël mettait la dernière main aux cadeaux qu’il devait déposer dans toutes les maisons du monde, il fut pris de lassitude.

Tous les ans, il distribuait des joujoux et des friandises aux enfants sages. Tous les ans, il faisait le bonheur des petits et des grands en se glissant doucement dans les cheminées. Le Père Noël pensait aussi aux lutins qui l’aidaient à préparer Noël. Le 24 à minuit, quand tout était prêt, il leur offrait un somptueux banquet. Il y avait des gâteaux, des viandes, des sucreries.

Mais lui, le Père Noël, il partait dans la nuit, avec son traîneau et ses rennes, et il faisait la distribution. Et personne, jamais, ne lui offrait de cadeau. Il y avait bien, quelquefois, un verre de lait et du pain d’épices sur le manteau de la cheminée, mais souvent le chat de la maison avait déjà croqué le biscuit ou bu le lait. Et le Père Noël en avait un peu assez du lait et du pain d’épices : c’était lassant à la longue.

Cette année-là, donc, le Père Noël ne se sentait pas la force de faire son long voyage à travers le ciel. Il avait le sentiment que l’esprit de Noël était perdu, que le sens du partage avait disparu.

Or, il se trouvait que Noël était un vendredi, cette année-là. Un jour comme un autre, pensait le Père Noël. Mais à partir de minuit, un murmure commença à monter des maisons, se répandant inexorablement à travers le monde.

Le Père Noël tendit l’oreille, pensant que c’était un chant de Noël qu’il ne connaissait pas. Mais il ne comprenait pas les paroles. Alors qu’il s’approchait des premières maisons, il entendit le murmure grossir et devenir un mot que tout le monde répétait, comme une formule magique.

Ce mot répété, amplifié et partagé, c’était « #VendrediLecture ». #VendrediLecture ? Le Père Noël n’avait jamais entendu cela. Il continua sa tournée de cadeaux, descendant dans des cheminées froides, découvrant des pains d’épices grignotés et des verres vides.

Mais le mot #VendrediLecture ne cessait de le suivre, de l’accompagner dans son voyage de sapin décoré en sapin illuminé. Il entendait d’autres mots qui accompagnaient celui-là : des titres de livres, des noms d’auteurs, des maisons d’édition ou des noms de traducteur.

C’était tellement surprenant, tellement nouveau ! Le Père Noël avançait prestement, sa lassitude envolée, sa tristesse effacée. Il avait hâte d’entrer dans les maisons pour entendre ce joli mot de #VendrediLecture. Et, quand il déposait un cadeau sous le sapin, il voyait s’envoler des phrases le contenant.

À la fin de sa tournée, sur le chemin du retour vers le Grand Nord, là où les lutins avaient dû finir le bon repas depuis longtemps, il entendait encore et encore parler de #VendrediLecture. Arrivé chez lui, il détela les rennes, leur offrit de l’avoine et de l’eau. Il nettoya son traîneau et le remisa jusqu’au prochain Noël.

Et partout, encore et encore, #VendrediLecture  résonnait dans l’air brillant de la nuit de Noël.

Quand les gens se réveillèrent ce matin de Noël, ils trouvèrent avec joie les cadeaux sous le sapin. Mais le mot #VendrediLecture ne se tut pas pour autant. Toute la journée, jusqu’à minuit, jusqu’au lendemain, #VendrediLecture  fit entendre sa petite chanson dans les maisons du monde.

Le Père Noël avait perdu son air maussade. Il ne se plaignait plus qu’on ne lui fasse pas de cadeau. En voyant que les hommes savaient encore partager grâce à #VendrediLecture, il se sentait plein de joie.

Pas besoin d’attendre Noël pour vivre le partage et la communion des esprits ! Grâce au mot #VendrediLecture, le Père Noël avait compris que l’égoïsme n’avait pas gagné et que le monde savait encore donner.

On raconte aussi que, désormais, tous les vendredis, le Père Noël ajoute sa voix au concert donné par #VendrediLecture. On raconte encore que, quand Noël tombe un vendredi, le Père Noël est encore plus heureux. Il se moque que le pain d’épices soit un peu mâchouillé ou que le lait soit froid.

Avec #VendrediLecture qui tintinnabule autour de son traîneau comme autant de clochettes magiques, le Père Noël est un homme heureux.

La TeamVL vous remercie d’avoir écouté son conte et vous souhaite un très joyeux Noël.

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