Demain, nous souhaitons la bienvenue aux éditions Scylla et Dystopia, maison d’édition et librairie. Pour cette première, il vous est proposé une co-édition entre les 2 maisons, en 4 exemplaires (3 ebooks et 1 exemplaire papier pour la France métropolitaine uniquement). Cet ouvrage a fait l’objet d’un financement participatif.
Derrière le grillage, Guillaume Chamanadjian, Luvan, Sébastien Juillard
Un souvenir d’enfance, des auteurs et autrices invités à explorer cet endroit étrange par la fiction, une contrainte formelle (111 111 signes de la première lettre du titre au point final).
Et voici le résulat : Derrière le grillage – tome 1 de Guillaume Chamanadjian, Luvan et Sébastien Juillard. Un recueil de trois novellas de science-fiction illustrées par Lise L., Lia Vesperale et Elvire De Cock, couverture d’Arnaud S. Maniak. Le premier d’une série qui se développera dans les années à venir…
Quelques mots des contributeurs à recueil pour vous donner envie de le découvrir :
« Quand un éditeur, sa compagne, une autrice-éditrice et un auteur se retrouvent autour d’un repas, il faut s’attendre à ce que ça parle projet d’édition (au grand dam de la compagne de l’éditeur). Quand en plus les deux auteur-ice·s sont bons vivants, qu’ils ont écrit deux trilogies de fantasy ou ça parle tout de même beaucoup de bonne chère, on est tenté de croire qu’un piège se referme.
Quand Xavier m’a parlé de Derrière le grillage (quelque part entre le fromage et le dessert), j’étais déjà dans l’incapacité de refuser. Tout homme a ses faiblesses, et l’éditeur avisé a appris à trouver la faille même chez les plus réticents d’entre nous. Comme en plus, c’était un projet passionnant, je n’ai même pas fait semblant d’hésiter avant d’accepter.
(…)
Une dernière chose, importante pour moi. Quand cette novella a été terminée, je l’ai fait relire par un ami informaticien, Vincent, qui l’a corrigée et annotée… C’était aussi important pour moi, car Vincent, quand j’étais jeune adulte, est la personne avec qui je partageais mes lectures de SF, qui m’a fait découvrir Dune, Neuromancien, Hypérion… Plus tard, il s’est marié avec ma sœur et est entré dans ma famille. À bien des égards, sans lui, Noirpunk n’existerait pas. Ni La Tour de Garde, probablement, ni même Une Valse pour les grotesques.
Vincent nous a quittés début octobre 2024, sans avoir vu ce texte publié. Il lui est dédié. »
Luvan :
« Je travaille les lieux. Les lieux me travaillent. Mon dernier recueil, Splines (La Volte) est une exploration en miroir – moi/lieu – de stupéfactions face à des endroits précis. Malaise devant le Palais des Congrès de la porte Maillot. Pourquoi ? Angoisse inadmissible devant l’estran de Paimpol. Irrépressible curiosité devant telle dalle parisienne, tel gymnase bruxellois, tel building technocratique viennois, tel cimetière bavarois. Gare, couloir, arbre, Funkturm, maison en bois… Chaque fois, des frissons, un émerveillement, une interrogation. Et cela forme un texte, dont le tissage me surprend. Lorsque Xavier Vernet m’a parlé de son grillage, aussitôt – par capillarité, transmission, sympathie – la même électricité. Un coup de foudre partagé pour un endroit qui n’est plus et me voilà hantée par le besoin de fabriquer l’univers lithique, tout en vertigineux constrastes, de CANT. M’y accompagnerez-vous ? »
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Lorsque Xavier m’a exposé son projet et le contexte personnel dans lequel il s’inscrit, je me suis senti partagé entre l’envie d’exploiter une belle idée et la peur de ne pas être au rendez-vous. Celle, aussi, de composer avec quelque chose d’éminemment sensible, donc difficile à manipuler. Comment restituer ce morceau d’expérience où le paysage banal d’une friche banlieusarde se dilue un peu dans la magie d’un lieu improbable ? Comment exprimer ce que je sentais de merveille et de nostalgie derrière ?
Vivre au travers de l’écriture le souvenir de quelqu’un : une idée « méta » et science-fictive. La mémoire compte parmi les thèmes courants du genre. Allons-y donc pour la science-fiction. Mais laquelle ?
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De cette réflexion découle l’aspect « cyberpunk » de mon récit. Il s’agit toutefois moins d’un exercice de style, suggéré par le sujet, qu’un glissement qui me semble assez naturel. Parce que le genre cyberpunk impose facilement à l’imagination du lecteur une perspective urbaine forte et un arrière-plan technologique où la puissance d’innovation étouffe souvent l’aspect humain. On peut facilement y placer des questionnements autour de souvenirs perdus, manipulés, résilients. Questionner, avec la fiabilité de la mémoire, l’identité de la personne. Suis-je ce dont je me souviens ?
Parce que, derrière l’idée de Xavier, s’en cache peut-être bien une autre : celle de l’authenticité des souvenirs et la crainte, qui va avec, que ce dont on se rappelle puisse être plus faux que vrai. Qu’un souvenir que l’on croyait fondateur ne soit, au mieux, qu’une altération d’un autre, plus banal. Peut-être une affabulation pure et simple de la mémoire.
C’est cette angoisse que l’on retrouve au cœur de Kawaakari. »
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