Lire pour être libre

Chers VendrediLecteurs,

Après ce terrible vendredi 13 novembre, il est bien difficile de continuer. « Notre » jour de la semaine est ravagé, endeuillé, ensanglanté.

Et pourtant, l’équipe a décidé de ne pas interrompre le partage et de continuer encore et toujours à parler lecture sur les réseaux sociaux.

Pour que la vie continue ? Pour vous rassurer ? Parce que VL est une sorte de grande famille bizarre où tout le monde est invité à s’exprimer. Parce que nous sommes présents, avec vous, pour vous. Parce que lire et partager semblent plus que jamais essentiels. Pour éloigner un tout petit peu la terreur de nos vies.

Toute l’équipe ne sera pas là pour vous parler, parce que certains membres préfèrent se tenir loin des réseaux sociaux et de leur cortège de rumeurs anxiogènes, de messages inquiets, d’angoisses murmurées et de propos haineux. Tout le monde n’a pas encore retrouvé le sommeil et certains ont besoin de tout leur courage pour affronter le monde extérieur, si glacé. Plusieurs d’entre nous – comme vous – ne parviennent pas à se concentrer sur leur lecture, parce qu’ils n’ont que cette horreur à l’esprit. D’autres se plongent dans les livres pour tenter d’oublier – un peu.

Mais le cœur sera présent, à vos côtés.

Il n’y aura pas de partenariat cette semaine. Nous lirons pour le plaisir et parce que c’est nécessaire. Nous lirons pour être libres.

 

De la part de : Adeline, Magali, Laurent, Pauline, Maxime, Anne-Françoise, Anne, David, Stéphanie, Camille, Audrey, Marion, Virginy, Sylvie, Thierry et Nathalie.

5 réflexions au sujet de « Lire pour être libre »

  1. Du bout du monde, je suis de tout cœur avec chacun d’entre vous. Avec ceux qui sont présents sur le net, avec ceux qui ont besoin de se retirer et de se restaurer loin du monde virtuel.

    Très souvent, je redoute de tomber sur une publication anxiogène, sur une nouvelle annonce, sur un nouveau fait. J’ai retiré mes abonnements de certains comptes, je ne pouvais pas les regarder déverser leur anxiété tous les hors, la lire et m’en imprégner. La période Charlie m’avait absorbée de cette façon.
    Certains ont besoin de tout ecrire, tout filmer ou photographier, tout publier et tout mettre en forme autour de ces événements. Moi, j’ai besoin d’autre chose pour continuer. Me préserver des endroits emplis d’horreurs et de sombres sentiments. Lire, sortir, aimer, vivre et aimer vivre…

    Je vous envoie mes plus chaleureuses pensées. Merci de continuer ce rendez-vous hebdomadaire. De tout cœur avec vous et les VendrediLecteurs.

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