Demain, c’est au tour de Robert Laffont de nous présenter sa rentrée littéraire. Un exemplaire de chaque livre est offert par notre fidèle partenaire, soit 6 gagnant·es qui recevront un livre !
Le fabuleux piano – Sonia Devillers
Le fabuleux piano est un instrument volé par les Allemands, en 1943, à des juifs qui le cherchent encore… Dans ce vide impossible à combler, Sonia Devillers entend une résonance intime, le souvenir d’un instrument que sa propre grand-mère, forcée à l’exil, a regretté toute sa vie. Elle part alors sur les traces des pianos fantômes pillés par milliers sous l’Occupation et transportés jusqu’aux confins du IIIe Reich.
Avec cet instrument de concert ressurgit l’incroyable destin d’une famille d’éditeurs de musique, les Enoch. Un siècle de partitions, des menuets de Ravel aux ritournelles de Prévert. Les nazis se sont acharnés sur les Enoch, mais ils ont échoué à les réduire au silence. Des douleurs de la guerre va naître une chanson portée par Yves Montand, Les Feuilles mortes : un triomphe mondial. Le piano disparu continue pourtant de hanter les survivants…
Le bal des foudroyés – Camille Pascal
Un homme n’en finit pas de mourir. De la vie ou de l’argent, on ne sait à quoi il tient le plus. Le cardinal Mazarin, Premier ministre tout-puissant depuis la mort de Louis XIII, agonise au milieu de trésors amassés sur le dos du peuple. Une fortune bien encombrante qui dépasse toute imagination. Son filleul, Louis XIV, âgé de vingt-deux ans, est plus préoccupé par les fêtes, ses amours avec Henriette sa belle-soeur ou la jeune la Vallière. Colbert, financier habile, prospère par l’intrigue et le calcul. Fouquet, surintendant tout puissant et fastueux, est aveuglé par ses propres facilités.
Lorsque Mazarin expire enfin, la vérité éclate : le trésor royal a été siphonné par des détournements colossaux. Personne ne va alors saisir la métamorphose du jeune Louis XIV qui, dans le secret et avec une duplicité imprévisible, ourdit un vrai coup d’État. Aux bals de cour, il y aura des foudroyés. Camille Pascal excelle à raconter les complots, les grimaces et la cruauté des ambitions – la France de 1661 ne se dessine pas comme la carte du tendre.
Rien que de grands tournesols – Vincent Vigneron
On connait tous la légende de van Gogh, le « suicidé de la société ». Mais avant les incontournables moments biographiques, il y a d’abord eu un enfant, prénommé Vincent, comme le bébé né et mort tout juste un an avant sa naissance. Vincent, donc, grandit dans une famille pieuse très attachée à la règle, tandis que lui est un enfant qui recherche la lumière. Alors il marche. Il marche inlassablement. Il traverse les Pays-Bas, l’Angleterre, la France. En quête d’amour, d’emploi ou d’absolu, il affronte les déceptions. Il découvre sa vocation. Si certains commercent, pêchent ou prient, lui, ce qu’il a à exprimer, il le dessine.
Vincent Vigneron rappelle dans sa démarche le Pierre Michon des Onze. Son écriture donne à voir l’imagination, les rêveries, les aspirations ou les terreurs d’un homme qui meurt à trente-sept ans en ayant accompli plus de deux mille œuvres. Vincent V. écrit le regard de Vincent VG. Et c’est magistral.
Oroppa – Safae El Khanoussi
Le Souterrain, bar d’Irad Abergel à Paris, est le dernier refuge des soeurs et frères de la nuit. Mais quand la mère d’Irad, Salomé Abergel, disparaît au sommet de sa carrière, des clients inhabituels passent la porte de l’établissement. Son destin croise alors celui d’Hind el Arian, serveuse à temps partiel et junkie à temps plein, et de Yousef Slaoui, le « Pèlerin », ancien tortionnaire.
D’Amsterdam à Paris, de Tunis à Casablanca, ces êtres déracinés se sont construit des vies clandestines. Poursuivis par les fantômes de leur passé, ils tracent les contours d’un royaume invisible, un « vingt et unième » arrondissement, où se rassemblent les inadaptés. Et ensemble, ils lèvent leur verre : « À l’Europe ! O-rop-pa ! »
Mémoire, mode d’effroi – Infernus Iohannes
Leur mémoire est morte ou fluctuante, vertigineusement incertaine, leur présent se résume à une succession de cauchemars. Bien souvent, les personnages de ce livre ont peine à croire en leur propre existence. Ils se demandent même si un jumeau perdu ou un intrus n’est pas en train de parler à leur place. Ils se raccrochent à des souvenirs improbables pour tenir bon et poursuivre ce qui leur reste de rêve et de semblant de vie. Certains se situent dans un au-delà lugubre, d’autres se réfugient dans des épopées intra-utérines. L’ombre les entoure, leur malaise empire, de terribles violences passées les hantent. Et pourtant ils doivent marcher encore. La fin ne vient pas. Qu’elle soit désirée ou non, elle ne vient pas.
L’enfant grise – Grégoire Courtois
« Toutes les choses de ce monde sont reliées, et seul l’être humain l’ignore. »
Dans un village, un enfant découvre très tôt que la nature lui parle. Un chien agressif qui s’apaise soudain, des fleurs nocturnes qui s’ouvrent en plein jour, une nuée de papillons surgissant d’un sous-bois, des racines qui tracent sous les pierres d’étranges mots… Tout semble murmurer autour de lui, veiller, prévenir, protéger. À mesure qu’il grandit, et qu’il s’éloigne de son amie Noémie, la forêt proche de la maison familiale devient son principal refuge… jusqu’au jour où son destin va se lier à celui d’une fillette mystérieuse, elle aussi en osmose avec le monde végétal : l’enfant grise.
Entre réalisme et fantastique, L’Enfant grise est un extraordinaire roman, qui explore notre lien au vivant. Nos existences sont pleines de bruits, de mémoires et de doutes ; elles se retrouvent ici comme sur un chemin où l’on comprend que, parfois, grandir revient à accepter ce qui nous hante.
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