Bulles en folie !

Bonsoir à tous,

à l’occasion du 42ème Festival d’Angoulème qui a ouvert ses portes ce matin, nous vous proposons de gagner quelques bédés !

Notre premier partenaire est la SNCF, qui vous propose de découvrir la sélection du Prix Polar 2015 du festival :

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Fatale – Cabanes et Manchette : Le graphisme saisissant de cette nouvelle adaptation d’un roman de Manchette par Max Cabanes – Grand Prix du Festival en 1990 – révèle une plongée inquiétante dans le quotidien d’une tueuse spécialisée dans le chantage et l’abus de confiance. Soutenu par une mise en scène et un découpage intense, ce thriller psychologique ouvre une terrible fenêtre sur les mœurs de nos semblables.

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Gotham Central – Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark L’heure n’est plus aux super héros ! Depuis quelques années, les géants de l’édition américaine ont fait appel à plusieurs scénaristes pour mettre en scène des héros ordinaires, comme ici ceux du commissariat de Gotham City, en marge des aventures de Batman. Mais avec ou sans la chauve-souris, les super-vilains ne se gênent pas pour terroriser les habitants de la ville et les forces de l’ordre.

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Moi, assassin – Antonio Altarriba et Keko : Dans cette enquête angoissante, les auteurs s’emparent d’un thème d’abord traité dans L’assassinat considéré comme un des beaux-arts, de Thomas de Quincey. Sous le masque rassurant d’un professeur d’histoire de l’art, un tueur en série partage avec le lecteur ses goûts pour la peinture et la représentation de la douleur aussi bien que la mise en scène de sa propre cruauté.

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Petites coupures à Shioguni - Florent Chavouet : Après deux albums de reportages et de chroniques de la vie quotidienne japonaise, Florent Chavouet s’attaque aux yakuzas dans ce polar énergique et burlesque, conçu comme un rapport de police avec documents et annexes. Habitué aux perspectives éclatées et aux points de vue multiples, l’auteur joue avec la forme et propose un album atypique et audacieux.

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Wet Moon – Atsushi Kaneko : Armé de ses stylos à bille (le plus souvent rouges et bleus), l’ancien Jeune Talent Victor Hussenot donne naissance à des personnages hauts en couleur. Un garçon chasse des dragons et fait la rencontre d’une fillette complètement perdue. Ensemble, liés par l’amour, ils créent un monde riche en aventures. Muette, graphique et très originale, cette bande dessinée susciter une belle palette d’émotions.

Vous pouvez suivre les remises des prix en direct sur le site du festival !

Notre second partenaire BD est les éditions Bamboo et la collection Grand Angle avec la BD qui vous fait découvrir la face cachée de la BD : Cases blanches  de Sylvain Runberg et Olivier Martin. 

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Pressé par son éditeur qui veut voir son album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, un dessinateur de BD est désorienté, au point d’imaginer mettre un terme à sa carrière. De son atelier au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, la présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, il s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée.

Retrouvez plus d’info sur Grand Angle sur Facebook !

Comme un jeu #6

Bonjour!

Ce mois-ci, on joue avec le thème du Club de Lecture!

 

CLVL Jan2015

Sandrine nous parle d’un roman de Yasunari Kawabata, le Maître ou le tournoi de Go:

« En 1938, Shusai, le  »Maître invincible », met son titre en jeu pour la dernière fois. Il a 65 ans, son corps le lâche mais sa capacité à s’immerger totalement dans une partie de go reste intacte. En face de lui, Otaké, 30 ans, a durement combattu contre ses concurrents pour avoir l’honneur d’affronter le Maître. La partie durera 6 mois, interrompue par les ennuis de santé du Maître. Uragami, journaliste, est envoyé par sa rédaction pour suivre ce combat historique entre celui qui incarne la tradition ancestrale du go et le représentant de la jeune garde. 

KAWABATA qui, pour les besoins du roman, devient Uragami, n’en demeure pas moins le témoin privilégié de ce mémorable tournoi de go. Et, comme il pratique le jeu sans être un expert, il s’est plutôt attaché à décrire la personnalité des protagonistes et les enjeux de cet affrontement.
La bataille du go est aussi une bataille d’ego. La Maître, sage et discret en apparence, entend tout de même faire savoir que son grand âge et son statut lui donnent des prérogatives et se laisse parfois aller à une forme d’autorité que le jeune Otaké a souvent du mal à tolérer. Il est certes respectueux mais veut aussi que l’on suive les règles et chaque entorse dictée par son adversaire donne lieu à de longues négociations. Otaké menace d’abandonner, on négocie, on le raisonne, il cède, conscient de sa position délicate. Peut-il être celui qui aura empêché le Maître d’aller jusqu’au bout de son tournoi d’adieu ? Soumis au jugement de ses pairs, il se doit de continuer même si affronter un homme vieillissant et diminué le met dans une situation ambiguë. Qu’il perde ou qu’il gagne, on discutera sans fin sur l’issue de la partie.
Rendant compte des tensions, des enjeux, le journaliste se veut impartial mais ne peut empêcher de laisser transparaître son respect et sa tendresse pour le Maître, l’homme du passé, le garant d’un go qui tient plus de l’art que du jeu, un combattant prêt à laisser ses dernières forces, sa vie même, dans cette ultime partie.
Derrière le silence de la concentration, derrière le calme apparent, derrière les visages impénétrables, c’est une guerre qui est déclarée et on en connaît l’issue. Le Maître va s’éteindre et, avec lui, une page se tourne sur le Japon ancestral et traditionnel.
Entre lenteur poétique et tension palpable, ce petit roman va bien au-delà du jeu proprement dit, même si les parties sont très détaillées, pour cueillir aussi bien ceux qui sont au fait de la stratégie du go, que ceux qui n’y connaissent rien. »

 

À lire ou à relire! Nous attendons vos commentaires sur cette lecture!

Et pour nous faire parvenir vos avis, un petit mail à

vendredilecture@gmail.com sujet: club de lecture janvier 

Le thème « Comme un jeu » dure jusqu’au 31 Janvier minuit.

Et pour celles et ceux qui voudraient participer au Club de Lecture de Février, vous pouvez nous envoyer vos mails avec pour sujet: club de lecture Février.

À bientôt et bonnes lectures!

Merci d’être si nombreux !

Oui, merci d’être si nombreux, car vous étiez 1376 à partager votre VendrediLecture – il s’agit du troisième meilleur taux de participation depuis que VL existe !

Vos lectures étaient ancrées dans l’actualité et les deux titres les plus lus résonnent étrangement entre eux : Que ta volonté soit faite et Soumission. Parmi les titres de janvier, Vernon Subutex fait également une belle percée.

Prenez le temps de découvrir la liste complète de toutes vos lectures.

vernon subutex

Les titres les plus lus :

Que ta volonté soit faite Maxime Chattam 10 lectures
Soumission Michel Houellebecq 7 lectures
Charlotte David Foenkinos 6 lectures
Le Chardonneret Donna Tartt
Demain j’arrête ! Gilles Legardinier
L’Épreuve T1: Le Labyrinthe James Dashner
Charlie Hebdo journal
Pas pleurer Lydie Salvayre
Vernon Subutex Virgine Despentes

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Comme un jeu #5

Bonjour,

Voici un nouvel avis lecture pour notre thème de Janvier:

CLVL Jan2015

 

Elodie nous parle de La joueuse de Go de Shan Sa:

« Elle est une jeune collégienne mandchoue. Lui un officier japonais venu en tant qu’espion. Dans cette Mandchourie Indépendante en pleine guerre sino-japonaise, ces deux êtres vont un jour se rencontrer sur une terrasse, celle où tous les amateurs du jeu de go se donnent rendez-vous. Les voilà tous les deux s’affrontant manches après manches, sans savoir qu’ils ont en face d’eux un ennemi.

Pour son troisième roman, Shan Sa, auteur d’origine chinoise, a décidé de dépeindre une relation atypique entre deux protagonistes que tout oppose sauf ce jeu de go. D’une passion va naître une relation fusionnelle puis un amour ardent. Les manches s’enchaînent alors que les deux joueurs vont commencer petit à petit à apprendre à se connaître grâce à leurs techniques de jeu, à se rapprocher. Car ce jeu c’est plus qu’une simple partie, c’est une façon d’oublier…d’oublier qu’autour d’eux il y a la guerre et ses cruautés.

Beaucoup de livres ont représenté des âmes sœurs au cœur de la guerre mais l’originalité de ce roman c’est de la présenter à travers un enchainement des points de vue comme un jeu au final. Un coup nous voilà aux côtés de la jeune collégienne. Un coup nous voilà aux côtés de l’officier japonais. Et les deux points de vue se renvoient les coups. On y découvre alors l’impact de la guerre, leurs opinions. Chacun défend sa cause, chacun défend sa raison pour être le vainqueur.

Au-delà d’une histoire d’amour entre deux solitudes c’est aussi une magnifique représentation de la complexité de la culture asiatique et de ses valeurs. L’honneur, l’amour, la famille, la patrie…on a une vraie plongée dans ce monde qui nous est encore parfois très inconnu.

 

La joueuse de Go est sortie en 2001 et a remporté le Prix Goncourt des Lycéens. »

Cet avis donne envie!

Si vous connaissez ce roman, donnez-nous vos impressions en commentaires!

Sachez que pour nous faire parvenir vos avis, il suffit de nous l’envoyer à

vendredilecture@gmail.com sujet: club de lecture Janvier

avant le 31 janvier minuit.

Et si ce thème ne vous inspire pas, celui de février a été dévoilé.

À bientôt!

Bonnes lectures!